Le prix « Jean-Claude Racine »

La Fédération des Trappeurs Gestionnaires du Québec
tient à féliciter:
M. Raymond Leclerc, gagnant du prix 2018!

 
 

M. Raymond Leclerc (au centre) s'est vu remettre le prix « Jean-Claude Racine » par M. André Martin, président-directeur général de la Fondation de la faune du Québec (à gauche),
et par M. Lucien Gravel, président de la FTGQ.
Photo : Denis Bouchard.

 
 

La Fédération des Trappeurs Gestionnaires du Québec est fière d’annoncer que le récipiendaire est monsieur Raymond Leclerc. Afin d’en connaître plus sur monsieur Leclerc, voici le texte de sa mise en candidature tel que rédigé par l’Association des Trappeurs de l’Abitibi-Témiscamingue :

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Mise en candidature de Monsieur Raymond Leclerc

Ses origines et intérêts

Notre candidat est un enseignant de carrière. Aîné d’une famille de trois garçons, né en 1946, il démontre rapidement ses talents de pédagogue. Il est le meilleur élève de son père, sa mère et ses oncles. Au fur et à mesure qu’ils grandissent, ses frères deviennent ses premiers élèves.
Vivant en campagne, il bénéficie d’un contact rapproché avec la nature. Très jeune, ses parents l’impliquent dans les tâches de la ferme familiale.
Au fur et à mesure qu’il grandit, ses découvertes dépassent l’environnement de la ferme. Son père, qui est prospecteur, l’initie aux autres activités en pleine nature. Il découvre graduellement la forêt avoisinant la ferme et les animaux qui l’habitent.
Ses parents l’initient très jeune aux activités de piégeage : le colletage du lièvre, mais aussi le piégeage des animaux à fourrure, sont des activités familiales qui l’attirent autant que la pêche et la chasse.
Délaissant son intérêt pour les animaux domestiques, ses loisirs et ses temps libres sont entièrement tournés vers la vie sauvage qui entoure son environnement rural. En grandissant, il étend son territoire d’exploration. La nature le passionne.
Ses études lui apportent des connaissances supplémentaires sur la biologie, la foresterie, la géographie. Ses visites fréquentes en forêt lui permettent de concrétiser ses apprentissages. Ses excursions dans la nature deviennent des fins de semaine dans la nature. Ses lectures sont dirigées vers tous les sujets qui concernent les animaux, la forêt et l’environnement.

Sa carrière

Il entreprend des études en mécanique. Le monde de l’enseignement lui fait signe. Il embrasse cette nouvelle vocation avec passion et s’impose un retour aux études pour se qualifier comme professeur en enseignement professionnel. Dans ce milieu pédagogique, il rencontre des enseignants qui partagent la même passion que lui pour le piégeage, la chasse, la pêche, le plein air et les armes à feu.
Propriétaire d’un terrain de piégeage depuis plus de 50 ans, les camps de pêche et de chasse sont les milieux de vie de Raymond. Les lacs, les rivières et les ruisseaux du territoire n’ont plus de secret pour lui.

Son engagement communautaire

Rapidement, dans sa vie d’adulte, Raymond s’engage auprès des organismes qui représentent les intérêts de ceux qui partagent les mêmes passions que lui. Membre de l’Association de chasse et pêche, président de l’Association des trappeurs de la MRC Abitibi, président régional de l’Association des trappeurs de l’Abitibi-Témiscamingue, membre du Regroupement des locataires de terres publiques du Québec et membre du Club de tir : dans tous ces organismes, Raymond est un membre actif et dynamique qui assume des fonctions exécutives. Volontairement, il prend des responsabilités et dirige les mandats vers des actions concrètes.
Les divers comités consultatifs régionaux des différents ministères requièrent son expertise : membre fondateur de la Commission régionale pour les Ressources Naturelles et le Territoire de sa fondation jusqu’à sa dissolution, il est également membre de la Table Faune régionale et de la Table de Gestion Intégrée des ressources et du territoire de la MRC Abitibi.
Son savoir et ses engagements l’amènent vers des comités consultatifs spécifiques : Comité régional pour la martre, Comité provincial pour les armes de poing, Comité provincial pour le Plan Nord, Comité provincial pour le nouveau Plan de gestion des animaux à fourrure, Comité provincial pour la gestion de l’ours noir et Comité provincial sur la déprédation. À cet effet, il est un ardent défenseur des trappeurs afin qu’un statut particulier de spécialistes leur soit reconnu pour le contrôle de la déprédation des animaux dits nuisibles.


Ses engagements les plus « mordants » des dix dernières années

Martre :

Depuis des années, Raymond profite de toutes les tribunes qui lui sont offertes pour défendre cette espèce. Il revendique des mesures de protection spécifiques plus appropriées afin de mieux répondre aux besoins de cet animal reconnu comme « espèce parapluie ».

Déprédation

Avec quelques collègues trappeurs, Raymond privilégie une approche centrée sur la protection des animaux, la gestion de l’habitat par des mesures préventives et le contrôle des espèces par des activités de piégeage responsable. Ses interventions annuelles auprès des autorités ministérielles, municipales et des entreprises privées portent leurs fruits. Annuellement, le volume d’actions en lien avec le contrôle de la déprédation impliquant les trappeurs membres de l’Association des trappeurs de l’Abitibi-Témiscamingue augmentent. Il revendique haut et fort le statut d’expert en contrôle de la déprédation pour les trappeurs qui s’engagent dans cette approche. Les contrats sont reconduits année après année et des nouveaux clients s’ajoutent.

Dans les cinquante dernières années, le nombre d’entreprises forestières a dramatiquement diminué. Par contre, la modernisation des équipements a engendré un nombre toujours grandissant de coupes forestières, ce qui a grandement diminué le nombre de sites forestiers propres aux animaux à fourrure. Raymond revendique un contrôle beaucoup plus serré de ces coupes, tant à grande échelle qu’au niveau des terrains de piégeage.

Depuis son arrivée à la présidence de l’Association des trappeurs de l’Abitibi-Témiscamingue, Raymond a instauré une gestion moderne de l’organisme. Un membership stable puis croissant, une gestion financière rigoureuse et des directives administratives claires et précises sont quelques-unes de ses réalisations qui permettront la pérennité de l’Association. Il a démontré le souci d’être un citoyen corporatif respectable et respecté, autant par ses membres que par la population en général.

Recommandation

Pour toutes ces raisons, le Conseil d’administration de l’Association des trappeurs de l’Abitibi-Témiscamingue recommande fortement monsieur Raymond Leclerc pour le Prix Jean-Claude Racine de la Fédération des Trappeurs Gestionnaires du Québec.

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Pour toutes ces raisons, le comité de sélection de la Fédération des Trappeurs Gestionnaires du Québec a choisi monsieur Raymond Leclerc comme récipiendaire pour le prix Jean-Claude Racine 2018. Félicitations, M. Leclerc!

Source : Philippe Tambourgi
Pour information : (418) 872-7644 / 1-866-260-7644