Le prix Pierre «Esprit» Radisson

La Fédération des Trappeurs Gestionnaires du Québec
tient à féliciter:
M. Michel Duranseau, récipiendaire du prix 2014!

 
 


M. Michel Duranseau se fait remettre le prix Pierre «Esprit» Radisson par Mme Nathalie Camden, sous-ministre adjointe au
Développement durable, à l'Environnement, à la Faune et aux Parcs. À gauche, nous retrouvons également M. Marc-André Dionne,
président d'honneur du 37e Salon provincial du trappeur.


 
 

La Fédération des Trappeurs Gestionnaires du Québec (FTGQ) est fière d’annoncer que le récipiendaire du prix Pierre « Esprit » Radisson 2014 est monsieur Michel Duranseau. Monsieur Duranseau s’est mérité cet honneur le 22 mars dernier, lors du 37e Salon provincial du trappeur tenu à Rivière-du-Loup. Le prix lui a été remis par madame Nathalie Camden, sous-ministre adjointe au MDDEFP, par monsieur Marc-André Dionne, président de la Commission régionale sur les ressources naturelles et le territoire du Bas-St-Laurent, et par monsieur Érick Tremblay, président de la FTGQ. M. Duranseau devient donc le 29e récipiendaire de cet honneur. Rappelons que ce prix est destiné à honorer de façon particulière un individu pour son implication dans le domaine de la fourrure. Ainsi, afin de mieux connaître monsieur Duranseau, voici le texte de sa mise en candidature, rédigé par M. Carol Racine, président de l’Association des Trappeurs de l’Abitibi-Témiscamingue.

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Prix Pierre « Esprit » Radisson 2014

Raison de sa mise en candidature :

C’est avec grand plaisir et sans la moindre réserve que l’Association des Trappeurs de l’Abitibi-Témiscamingue désire soumettre la candidature de monsieur Michel Duranseau pour le prix Pierre « Esprit » Radisson 2014.

Monsieur Duranseau est enseignant en formation professionnelle dans le programme « Protection et exploitation de territoires fauniques » depuis près de 21 ans, pendant lesquels il a travaillé avec des biologistes, des pourvoyeurs, des Zecs, des réserves fauniques, des compagnies forestières, des communautés autochtones, des associations de trappeurs diverses et la Fédération des Trappeurs Gestionnaires du Québec. Trappeur depuis plus de 40 ans et moniteur PGAF depuis 25 ans, il a été sur le premier groupe d’instructeurs PGAF à Duchesnay et est toujours actif. Il est également instructeur PIGEC depuis 1993 et a participé à la formation sur la mise à jour du cours PIGEC en 2012.

Né en 1955 dans la municipalité de Malartic, en Abitibi-Témiscamingue, il est l’aîné d’une famille de 4 enfants. Dès son jeune âge, il s’initie aux activités à caractère faunique, car son père a œuvré professionnellement à titre d’agent de protection de la faune durant sa très longue carrière. Dès l’âge de 5 ans, il apprête belettes, écureuils et rats musqués avec son père et son grand-père paternel.

Dès l’âge de 16 ans, il quitte le système scolaire traditionnel, car il obtient un emploi à titre de guide de chasse et de pêche dans une pourvoirie. Lorsque son emploi se termine à la fin de chacune des saisons, il pratique le piégeage de façon intensive en compagnie de son grand-père et de son oncle. À l’âge de 18 ans, il obtient son premier terrain de piégeage. Toujours guide de chasse et pêche à cette période, il décide de profiter de l’hiver, qui est une période sans travail dans ce domaine, pour se concentrer dsur le piégeage durant 4 mois consécutifs, seul et isolé dans un camp de trappe au sud de Senneterre.

De 1976 à 1979, il occupe un emploi comme gardien de municipalité sur les chantiers, dans le secteur de la Baie-James. Responsable de la déprédation, il s’assure d’effectuer une saine gestion des animaux capturés et de les relocaliser par la suite.

Son attachement à la nature et à la faune en général, ainsi que l’abondance de ses connaissances, lui permettent d’obtenir, en 1992, un emploi comme enseignant en formation professionnelle dans le programme « Protection et exploitation de territoires fauniques » au centre de formation Harricana d’Amos. Ce travail lui permet de transmettre sa passion pour le piégeage à de jeunes étudiants et nourrit son désir de partager son expérience dans ce domaine avec la relève. Il enseigne cette belle activité un peu partout au Québec, tant aux professionnels en quête de perfectionnement qu’aux néophytes souhaitant apprivoiser cette belle activité qu’est le piégeage.

Cet enseignant est préoccupé par la relève, et constate qu’il y a de moins en moins de jeunes qui pratiquent les activités de prélèvement faunique comme le piégeage. Depuis quelques années, il a permis à plusieurs jeunes de l’Abitibi de pouvoir bénéficier du « Programme Relève » de la Fédération des Trappeurs Gestionnaires du Québec. Conscient de son impact en tant qu’enseignant et spécialiste du piégeage, il n’a jamais hésité à prendre position publiquement sur des enjeux fauniques ou sur des questions de gestion et de saines pratiques de cette activité.

L'une des reconnaissances qui lui tient le plus à cœur est sa médaille « Services distingués » remise par la gouverneure Michaëlle Jean pour ses 25 ans de loyaux services à la communauté.

Au cours des trente dernières années, il s’est taillé une réputation considérable dans le domaine du piégeage grâce à ses nombreuses qualifications, ses mises à niveau des pratiques de piégeage et ses approches écologiques et environnementales. Il a investi beaucoup de son temps et de ses connaissances à la conservation des animaux à fourrure et de leurs habitats.

Notre candidat est un trappeur d’expérience qui s’est dévoué pour les trappeurs, tant au niveau régional qu’au niveau provincial, avec la FTGQ. Son dévouement et son implication dans différents dossiers au sein de son association de trappeurs régionale lui ont valu d’être invité à plusieurs évènements et salons de trappeurs, congrès provinciaux, et par plusieurs associations locales afin d’effectuer diverses conférences. Fort de son savoir et de son expérience dans le domaine du piégeage, il a effectué à plusieurs reprises des démonstrations d’écorchage et de montages particuliers de collets lors des assemblées générales annuelles de diverses associations de la région.

Au cours des dernières années, à la demande de plusieurs associations régionales, il s’est déplacé afin de participer à des activités d’information et d’éducation. Il n’a jamais refusé de recevoir des jeunes élèves des écoles primaires afin de partager ses expériences comme piégeur ni de prendre le temps de promouvoir l’utilisation des animaux à fourrure comme ressource renouvelable. Depuis 1996, il a œuvré et assumé différentes responsabilités comme celle de secrétaire-trésorier pour l’Association des Trappeurs de l’Abitibi-Témiscamingue.

Consultant dans le dossier de la déprédation locale pour la municipalité d’Amos, il a également travaillé pour des pourvoyeurs, des Zecs, des réserves fauniques, des compagnies forestières et des communautés autochtones.

Remettre ce prestigieux prix à M. Michel Duranseau, c’est la reconnaissance par la FTGQ du travail énorme qu’il a accompli au cours d’innombrables années pour la promotion de la faune sous toutes ses formes. C’est aussi reconnaître en M. Duranseau le bénéfice très important de plusieurs personnes qui apportent au fil des ans à la faune et à notre beau métier de gestionnaires de la faune. Ainsi, l’A.T.A.T. (Association des Trappeurs de l’Abitibi-Témiscamingue) espère ardemment que le comité de sélection accueillera favorablement cette mise en candidature.

Rédigée par M. Carol Racine, président de l’Association des Trappeurs de l’Abitibi-Témiscamingue.